Jeudi 29 au Sébasto
- Fonctionnement de la suite de la lutte
- Vote des différentes décision à faire remonter à la Coordination Nationale
Vendredi 30
13h - Répétitions chant : "Les jours heureux" et "On est là"Samedi 1er mai

Parce que nos droits sont sans cesse remis en question, parce que les plus faibles sont taxés de fainéantise, parce chaque jour les lois se font plus violentes pour les "non riches", parce que le service public est menacé...
Il est important de rester vigilants et mobilisés ! Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous !
Jeudi 15 avril, Élisabeth Borne a subi une première défaite dans sa réforme de l’assurance chômage. Après des mois d’avertissements venus de tous les horizons associatifs, militants et intellectuels, et même de l’Unedic, le gouvernement découvre à peine, quinze jours après la publication de son décret, qu’il est discriminatoire. Ainsi les femmes enceintes, personnes malades, ou mises en activité partielle (p. ex. durant les confinements) auraient vu leurs droits amputés. Il a donc juré de reprendre sa copie. C’est un premier recul, mais évidemment insuffisant : le gouvernement doit abandonner sa réforme.
Le gouvernement veut prendre dans les poches des chômeurs 2,3 Mds d’euros : il donne chaque année le double aux plus riches, avec la suppression de l’impôt sur la fortune. C’est pourtant leur fortune qui a fait, dernièrement, un bond de géant. Les milliardaires français ont gagné 175 Mds d’euros pendant les neuf premiers mois de la crise sanitaire. Alors que plus d’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé, le gouvernement veut encore couper dans les dépenses de l’assurance chômage. Il veut le faire dans un contexte où 600 000 emplois auront été détruits entre janvier 2020 et fin 2021, et où près de 10 millions de personnes sont pauvres : c’est 15% de la population vivant en France, une situation inédite depuis 25 ans.
Le gouvernement veut réduire les indemnités chômage d’1,15 million de gens, en moyenne de 17%. Plus les gens sont précaires, et plus ils perdent : souvent plusieurs centaines d’euros d’indemnité chômage en moins. Il veut aussi retarder l’ouverture de droits de 475 000 personnes la première année. Les ministres ne manquent jamais de se répandre en sanglots sur le sort cruel des jeunes : les 18-25 ans seraient pourtant particulièrement touchés par l’allongement à six mois de la période de cotisation nécessaire à l’ouverture de droits, puisque 160 000 d’entre ell·eux ouvriraient des droits au chômage en retard. Enfin, les règles de cumul salaire-chômage seraient durcies, conduisant par exemple la première année les 400 000 personnes les moins bien indemnisées à voir leur chômage baisser de 885 € à 621 € en moyenne, mais à en plus ne plus pouvoir cumuler ce chômage avec leur salaire au-delà de 900 € de salaire repris, contre 1 400 € auparavant.
Le pouvoir veut donc renverser la logique de la sécurité sociale, selon laquelle chacun cotise selon ses moyens, et reçoit selon ses besoins. À l’inverse, il veut faire du chômage une épargne, un capital. Les plus riches, au chômage, recevraient beaucoup, parce qu’ils ont mis beaucoup de côté ; les plus pauvres, des clopinettes. Arrivé là, le système sera bientôt privatisé : on s’assurerait individuellement et selon ses moyens pour ne couvrir que son propre risque de chômage. N’ayant plus aucune assurance face au risque d’être au chômage, les salariés précaires seraient forcés d’accepter de travailler, qu’importent les conditions d’emploi, pour mettre à manger sur la table. Chacun pour soi. Au contraire, comme nous pensons que ce sont les gens malades qui doivent recevoir des soins de santé, et pas seulement les plus riches, nous affirmons que les personnes les plus exposées au chômage doivent en être mieux protégées. Cette solidarité est la sécurité sociale à laquelle nous tenons. Nous la défendrons bec et ongles.
Lundi - au Sébastopol11h30 - Répétition du Chœur du Sébasto(puis chant en début d'AG)Mardi - au Sébastopol17h - Danse - Tous niveauxMercredi - au Sébastopol12h - Débat/Projection : Apprenti Utopiste, avec Mehmet ArikanJeudi - au Sébastopol15h - Répétition du Chœur du Sébasto16h - Emission "Un truc là qui claque" en direct du Sébasto et sur "Radio Campus" 106.6Vendredi16h30 - Danse - Tous niveauxSamedi15h - Place SébastopolManifestation contre la réforme de l'assurance chômageMobilise-toi ! Fais tourner !
Tous les jours
9h30 - Distribution de tracs : rdv au SébastoAprès-midi - Fabrication de la marionnette géante : Besoin d'aide
Lundi - au Sébastopol
10h - préparation de l'AG interlutte
12h - AG interlutte
15h - Commission "convulvence" des luttesCommission actionPréparation manifestation
Mardi - au Sébastopol
10h - préparation de l'AG culture
12h - AG culture
15h - Commission artistiqueCommission propagande
Mercredi - au Sébastopol
10h - commission culture
Jeudi - au Sébastopol
10h - préparation de l'AG interluttants
12h - AG interluttants (spécifique assurance chômage)
VendrediJournée d'action contre la réforme de l'assurance chômage
Samedi
Permanence infos (sur le marché)
Alors que la crise sanitaire fragilise les plus précaires et pauvres d'entre nous,
alors qu'il est de plus en plus difficile de trouver du travail,
alors que la crise économique va nous plonger dans des inégalités de plus en plus fortes et malgré le désormais célèbre « quoi qu'il en coûte »,
le gouvernement, indifférent aux revendications des plus pauvres et précaires fait finalement passer par décret sa réforme de l’assurance chômage le 1er juillet 2021.
Comment ? En changeant les conditions d'accès à l'indemnisation et en changeant le mode de calcul des indemnisations.
Conséquences ? Selon l’Unedic, dès la première année c’est 1,15 millions de personnes qui devraient voir leurs indemnités baisser, parfois jusqu’à 43% pour ceux et celles qui alternent périodes travaillées et périodes chômées. Une fois encore, on s'attaque aux droits des plus fragiles d'entre nous.
Pourtant :
Pôle emploi, c'est bien connu, est une machine infernale, qui passe son temps à contrôler et à fliquer (pouvant désormais accéder aux comptes en banque). Mauvais traitement des dossiers, demandes de remboursement de trop perçu... Le tout pour pousser les demandeurs et demandeuses d’emplois, déjà dans la misère, à accepter des boulots sous-payés...
Les intermittents.e.s du spectacle sont également concerné.e.s. Si la réforme ne touche pas les annexes 8 et 10... pour l'instant, la suppression des cotisations chômage (remplacées par un impôt : la CSG) et les nouveaux modes de calcul auront des conséquences directes sur leurs revenus très prochainement (sans compter que la plupart ne peuvent pas travailler).
Les salarié.e.s sont concerné.e.s : personne aujourd'hui n'est à l'abri de perdre son travail. Et d'être soumis.e à une baisse drastique de ses indemnités en cas de licenciement. La peur de se retrouver au chômage entraine aussi des dégradations des conditions de travail.
Pour les étudiant.e.s à côté des facs ou écoles à moitié fermées, il est encore plus difficile de trouver des jobs alimentaires suite à la crise et le statut étudiant ne permet toujours par de percevoir de chômage. Aucune allocation n’est prévue pour les moins de 25 ans, nous exigeons a minima un RSA pour tous dès 18 ans.
Cette réforme n’est qu’une partie d’un même projet visant à appauvrir la population au profit des plus riches.
Il est possible de construire ensemble un rapport de force.
Pour lutter contre cette réforme, retrouvons-nous samedi 17 avril à 15h, Place Sébastopol pour une première manifestation unitaire et faire grandir ensemble la mobilisation en cours.
Premier signataires : SFA- CGT / Coordination des Interluttant.e.s 59-62 / Solidaires Nord / UL CGT Lille / Front uni des Quartiers populaire / Comité des Sans Papiers / CNT