11 mars 2021

Communiqué - Occupation Théâtre du Nord - 11/03/2021

Avec Odéon, TNS, Espaces Pluriels - Pau, La Colline, Théâtre Graslin de Nantes, L'Équinoxe à Châteauroux, Théâtre de la Cité à Toulouse, Moulin du Roc à Niort, CDN Besançon Franche-Comté, Le Fil - Saint-Étienne, Théâtre de l’Union - Limoges, Théâtre des Quartiers d’Ivry, Quartz – Brest… nous occupons le Théâtre du Nord à Lille.

PAR CETTE OCCUPATION
  • Nous partageons les inquiétudes de notre secteur professionnel. Nous sommes dans l’impossibilité d’exercer nos métiers.
  • Nous affirmons notre filiation avec le mouvement des rondpoints, et nous élargissons nos revendications à tou.te.s les intermittent.te.s du travail, les précaires : tout.e.s celles et ceux que votre politique fragilisent.

NOUS EXIGEONS :
  • Un retrait pur et simple de la réforme de l’assurance-chômage ;
  • Un engagement sans tarder sur la prolongation de l’année blanche au-delà du 31 août 2021 pour tous les intermittents du spectacle et son élargissement à toutes les travailleuses et travailleurs précaires, extras et intermittents du travail entre autres, qui subissent les effets de la crise ;
  • La prise en compte de nos propositions pour les primo-entrants ;
  • De toute urgence, des mesures pour garantir l’accès à tou.te.s les travailleur.se.s à emploi discontinu, et aux auteur.trice.s un accès au congés maternité et maladie indemnisés ;
  • Un financement du secteur culturel passant par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations représentatives des salariés de la culture ;
  • Des moyens pour garantir les droits sociaux (retraite, formation, médecine du travail, congés payés, etc…) dont les caisses sont menacées par l’arrêt de cotisations ;
  • Des perspectives claires de réouverture des lieux culturels et vie sociale, pour que le public puisse de nouveau rencontrer, partager, échanger : c’est une nécessité vitale, ESSENTIELLE !
Nous, occupants de Théâtre du Nord, vous invitons au rassemblement de demain, de 14h à 17h30, sur la Grand Place de Lille, pour soutenir notre mouvement.

Nous sommes inutiles, mais « dangereux » ! Occupons, occupons, occupons !

Théâtre du Nord -Lille – 13/03/2021

#OccupationTdN

PS : Nous aussi nous avons droit à notre visite…. Madame Roselyne Bachelot, nous vous proposons un aller-retour Lille-Paris en Blablacar. À bon entendeur !


09 mars 2021

Communiqué de presse - Rassemblement festif – 12 mars 2021

Les artistes, autrices/auteurs, technicien-ne-s ou personnels techniques et administratifs se mobilisent depuis des mois car ils sont dans une situation extrêmement inquiétante due à la gestion de la pandémie et au choix de société du gouvernement.

Les structures culturelles et de l’évènementiel : salle de spectacle, cinéma, musée, salle d’exposition, salons… ont été les premières touchées par des restrictions et fermetures liées à la crise sanitaire.

Nous sommes à l’arrêt ou en sommeil, sans plus de visibilité sur notre avenir professionnel. Nos plannings sont glissants et vont vers des lendemains incertains. Nous sommes sur du sable mouvant qui en a déjà englouti quelques-uns, principalement les jeunes, et fragilisé beaucoup d’entre nous. Une situation qui menace la santé sociale et psychologique de bon nombre d’entre nous. Car de toute évidence nos activités reprendront de manière très dégradée. Les dernières annonces sur les festivals le démontrent : formes réduites, programmation réduite, diffusion des œuvres donc très difficile due à l’écart de plus en plus grand entre l’offre et la demande…

NOUS DÉPLORONS :
  • l'absence de réponse, à ce jour pour, garantir tous les droits sociaux ;
  • l’absence d’interlocuteurs pour les artistes-auteurs ;
  • l'absence de réponse sur la prolongation de l’année blanche :
  • l'absence de réponse aux propositions de soutien aux répétitions et/ou résidences ;
  • l'absence de précisions sur l’application concrète du plan de relance ;
  • l’absence de réponse suite au plan proposé par les organisations professionnelles du spectacle vivant pour la réouverture progressive des lieux dans le respect des mesures sanitaires.

NOUS VOULONS VIVRE DE NOS MÉTIERS !

Une année déjà que beaucoup d’entre nous ne travaillent plus. Une année que nous ne cotisons plus avec des conséquences catastrophiques pour nos retraites, pour l’accès à la sécurité sociale et pour nos institutions sociales.

Depuis des mois il est demandé à l’État et aux collectivités territoriales un plan de soutien massif aux équipes artistiques - premiers employeurs du secteur - fléché sur l’emploi sans attendre la réouverture des lieux culturels au public. Ce fonds permettra le maintien des résidences, des répétitions et des actions de transmission, à hauteur de leur coût réel

Les mesures de soutien prises par le gouvernement et les collectivités territoriales, incontestables et indispensables depuis le début de la crise, n’ont cependant pas permis à une majorité des acteur.rice.s du secteur de voir compensées leurs pertes d’activités et leurs pertes économiques

NOUS ALERTONS SUR LES CONSEQUENCES
SOCIALES ET HUMAINES DANS NOS SECTEURS


NOUS EXIGEONS :
  • Une méthodologie de travail pour la réouverture dans un calendrier réaliste pour les lieux culturels, y compris ceux qui accueillent des pratiques en amateur, et un engagement sur la tenue des festivals et des spectacles occasionnels organisés dans le cadre des festivités populaires, nous permettant d’arrêter de naviguer à vue de quinzaine en quinzaine, au mépris de la santé physique et mentale des équipes ;
  • Des précisions sur l'application concrète du plan de relance adapté pour accompagner la reprise d’activité qui ne pourra avoir lieu sans volontarisme et aides substantielles ;
  • Un fonds pour l’emploi direct dédié au secteur culturel permettant un maintien du volume d’emploi (résidences de recherche ou de création, répétitions, actions de transmission, etc.), donc le maintien des compétences spécifiques à nos métiers, qui puisse aussi permettre de mener une politique volontariste d’inclusion des jeunes, et apporter un soutien à l’ensemble des artistes-auteurs et des indépendant.e.s de la culture ;
  • L’assurance de la concertation sectorielle et intersectorielle avec les acteurs des arts visuels, en particulier sur les programmes, les dispositifs, le régime social et l’attribution des aides ;
  • Un soutien aux enseignements artistiques, alors que les conservatoires voient fuir les élèves et les ESA voient leurs étudiant.e.s en très grande précarité et détresse psychologique et sociale ;
  • Un accès facilité au fonds de solidarité pour le rendre éligible à tous les artistes auteurs et la mise en place des mesures spécifiques, telle qu’une indemnisation forfaitaire pour tous les artistes-auteurs d’un spectacle pour chaque date annulée depuis le 17 mars 2020, quand l’artiste-auteur n’a pas pu bénéficier d’un autre type d’indemnisation pour ces dates ;
  • De véritables mesures d’urgence le secteur de l’événementiel, ainsi que des structures culturelles qui ne bénéficient pas de subventions publiques ;
  • Un véritable accompagnement pour les travailleuses et travailleurs indépendants de nos secteurs ;
  • Une solution – qui s’est trop fait attendre – à l’impossibilité pour certains salariés et artistes-auteurs et des salarié.es à l’emploi discontinu, d’ouvrir des droits à un congé maternité ou un congé maladie, proprement discriminatoire, alors que l’égalité entre femmes et hommes doit être un combat encore plus actif en période de crise ;
  • Une consolidation immédiate des organismes sociaux du secteur culturel (l’Afdas pour la formation professionnelle, le CMB pour la prévention et la santé au travail, la Caisse des Congés Spectacles, Audiens pour la santé et la prévoyance) durement touchés par l’absence de cotisations liée à l’effondrement du volume d’emploi. Ces droits sociaux complémentaires doivent être garantis ;
  • Un engagement sans tarder sur la prolongation de l’année blanche au-delà du 31 août 2021 pour tous les intermittents du spectacle et son élargissement à tous les travailleur.es précaires, extras et saisonniers entre autres, qui subissent les effets de la crise ;
  • Un retrait pur et simple de la réforme de l’assurance-chômage.

NOUS AFFIRMONS AUSSI NOTRE SOLIDARITÉ AU MONDE DE LA NUIT,
AUX PRÉCAIRES, AUX ÉTUDIANT.E.S ET À TOUS LES « NON ESSENTIELS »

IL EST URGENT DE SE FAIRE ENTENDRE !

Les professionnel-le-s du spectacle et de l’événementiel
des Hauts de France se mobilisent et lance un appel à se rassembler :
le vendredi 12 mars 2021 à 14h
Place du Général de Gaulle – Lille

Premiers signataires : SFA, Coordination des InterLuttants 59-62, Alerte Rouge, UL-CGT, UD-CGT, Synavi, Synptac, SPIAC, Snam, Syndéac, Safir, Comité des travailleurs privés d'emploi et précaires, Union Danse Syndicat, Stop on redanse - Mobilisation Danseurs Hauts-de-France, Collectif Hyphe, T'OP - Théâtre de l'Opprimé, Unisson - Association des Artistes Lyriques, CNT...

05 mars 2021

NO CULTURE / NO FUTURE # - Rassemblement festif !


Artistes, public, lieux culturels, collectifs, technicien.ne.s et travailleur.se.s de la culture, amateurs et/ou professionnels... Rejoignez- nous !
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NOUS VOULONS VIVRE DE NOS MÉTIERS !
NOUS DÉFENDONS DES DROITS SOCIAUX QUI PROTÈGENT LES TRAVAILLEURS DE LA CULTURE, LEUR MÉTIER ET SAVOIR-FAIRE.
Une année déjà que nous ne travaillons plus. Une année que nous ne cotisons plus avec des conséquences catastrophiques pour nos retraites, pour l’accès à la sécurité sociale (maternité, maladie) et pour nos institutions sociales (CMB, Audiens, Afdas).
NOUS ALERTONS SUR LES CONSÉQUENCES SOCIALES ET HUMAINES DANS NOTRE SECTEUR. NOUS DEMANDONS À L’ÉTAT D’AGIR URGEMMENT.

13 janvier 2021

Pour 2021, on VŒUX sauver la culture !

À l’appel d’une multitude d’organisations, le 15 décembre 2020, près de 20 000 professionnel.le.s de la Culture se sont mobilisés à travers la France pour dénoncer la politique irresponsable (incohérente et injuste), menée par le Gouvernement à l’encontre du secteur culturel. 
À ce jour, la quasi-totalité des travailleurs et des travailleuses de la culture, se trouvent toujours dans l’impossibilité de travailler en raison des interdictions imposées au spectacle vivant, aux salles de cinéma et lieux d'expositions. 
Depuis le mois de mars, une partie importante de nos activités est totalement à l’arrêt. Les spectacles « debout », comme les grandes jauges, sont interdits. Les festivals n’ont pas eu lieu, annulés ou reportés les uns après les autres. Les prestataires techniques pourvoyeurs d’emploi de technicien.ne.s ne peuvent plus travailler. Les lieux culturels comme les musées, centres d’art, théâtres, salles de concert, cinémas sont fermés...

NOUS SOMMES INVISIBLES ? INUTILES ?

Ici, ce qui se joue :

  • C’est l'avenir des femmes et des hommes qui tombent ou tomberont par milliers dans la précarité, faute de pouvoir travailler.
  • C’est l’effondrement des systèmes de solidarité professionnelle que nous avons construits et qui ont démontré leur efficacité en garantissant des droits sociaux aux travailleuses et travailleurs de nos secteurs, en particulier aux plus précaires.
  • Ce sont des milliers de lieux culturels qui restent fermés à leurs publics, les privant ainsi d'une pratique artistique, d’espaces de partage en présence, d’ouverture à l'altérité et de la possibilité de développer leur esprit critique. 
  • C’est une société où la culture est reléguée au rang de non essentielle. 

NOUS DÉPLORONS !

  • L'ABSENCE DE RÉPONSE, À CE JOUR POUR, GARANTIR TOUS LES DROITS SOCIAUX
    Absence d’arbitrage pour les salarié.e.s privé.e.s de leur droit à congés maternité et maladie dans la période faute de travail salarié. Aucune annonce non plus sur le refinancement de nos caisses sociales. La question de la continuité et de l’accès aux droits sociaux (garantie santé, prévoyance décès, invalidité, médecine du travail) se pose à moyen terme. Le dispositif de réduction de cotisations sociales pour les artistes-auteurs ne concernera au final qu’un tiers des artistes-auteurs ;
  • L’ABSENCE D’INTERLOCUTEURS POUR LES ARTISTES-AUTEURS
    Aucune administration ne sait gérer correctement les artistes-auteurs, aucun interlocuteur au ministère du Travail ni au ministère des Finances, défaillances techniques et manque de moyens humains dédiés à l’Urssaf Limousin, obsolescence des informations fiscales… Aucune élection des représentants syndicaux des artistes-auteurs organisée depuis 2008, donc aucun dialogue social digne de ce nom n’est possible.
  • L'ABSENCE DE RÉPONSE SUR LA PROLONGATION DE L’ANNÉE BLANCHE
    Malgré les annonces faites, dans différents médias, Madame Roselyne Bachelot nous a indiqué que la prolongation des droits à l’assurance chômage des intermittents du spectacle n’avait pas été arbitrée. Le gouvernement hésiterait en effet entre une prolongation avec des allocations au rabais et des « mesures spécifiques » que la ministre n’a pas pris la peine de détailler. En clair, le gouvernement refuse d'annoncer que l'année blanche sera prolongée. Comment imagine-t-il que les artistes et technicien-e-s vont « faire leurs 507 heures » alors qu’ils sont dans la quasi-impossibilité de travailler depuis près d’un an ?
  • L'ABSENCE DE RÉPONSE AUX PROPOSITIONS DE SOUTIEN AUX RÉPÉTITIONS ET/OU RÉSIDENCES
    Lors de la réunion du 13 janvier en présence des organisations patronales et syndicales du secteur du spectacle vivant, la Ministre de la Culture a annoncé que les premières mesures de soutien à l’emploi d’artistes et de technicien.e.s ne verront pas le jour avant octobre 2021 (!) et sans annoncer aucune nouvelle enveloppe budgétaire. Côté arts visuels, une unique réunion d’une heure trente (dont 45 minutes en présence de la Ministre) a eu lieu le 15 janvier depuis le début de la crise sanitaire.
  • L'ABSENCE DE VISIBILITÉ SUR L’APPLICATION CONCRÈTE DU PLAN DE RELANCE.
  • L'ABSENCE DE VISIBILITÉ SUR LA RÉOUVERTURE DES LIEUX CULTURELS, d'abord annoncée le 15 décembre, puis le 7 janvier, puis le 20 janvier et maintenant ? Les annonces à répétition d’ouverture ou de prolongement de fermeture mettent sous pression les équipes salariées qui ne savent plus sur « quel pied danser ».

CULTURE EN DANGER !

LA DESTRUCTION DU VOLUME D’ACTIVITÉ ET D’EMPLOI POUR NOS SECTEURS est donc sans précédent et appelle des réponses d’exception. Les artistes et technicien-ne-s intermittent.e.s du spectacle, les autrices et les auteurs, les salarié.e.s de l’ensemble des secteurs  connaissent un appauvrissement généralisé et leurs droits sociaux sont menacés particulièrement par cette baisse drastique d’activité. Les réponses que nous sommes en droit d’attendre ne relèvent pas uniquement du ministère de la Culture, qui est fragilisé en cette période, mais de l’ensemble du Gouvernement. L’Élysée, Bercy comme le ministère du Travail doivent se montrer à la hauteur des enjeux historiques qui se posent pour nos secteurs.

NOUS EXIGEONS !

  • La présence d'instances de concertation et de dialogue entre l'État et les collectivités territoriales (telles que la nécessité des CTC sur les territoires) au regard de la contraction des finances publiques, de la loi 4D et des futures élections régionale et départementales ;
  • L’assurance de la concertation sectorielle et intersectorielle avec les acteurs des arts visuels, en particulier sur les programmes, les dispositifs, le régime social et l’attribution des aides ;
  • La garantie de tous les droits sociaux, en particulier à la médecine du travail, à la complémentaire santé, à la formation professionnelle continue, aux droits à sécurité sociale en cas de congé maternité ou maladie ;
  • La prolongation de l’année blanche pour l’assurance chômage des intermittent.e.s du spectacle ;
  • Des solutions pour les primo-entrants ou pour toutes les personnes non indemnisées ;
  • Des protocoles sanitaires adaptés à nos métiers, qui permettent de travailler sans mettre en danger les professionnels, ni le public ;
  • Un soutien financier de l’état et des collectivités aux résidences de création et répétitions pour « travailler quand même » et préparer les projets dans les musiques actuelles, les arts de la rue, les arts visuels, le théâtre ou le cirque ;
  • Un soutien aux enseignements artistiques, alors que les conservatoires voient fuir les élèves et les ESA voient leurs étudiant.e.s en très grande précarité et détresse psychologique et sociale  ;
  • Une visibilité sur la réouverture des lieux culturels.

Ainsi, nous appelons à un RASSEMBLEMENT UNITAIRE 
Mardi 19 janvier à 14H30, place de La République à LILLE.
De là, nous partirons en manifestation vers la DRAC 
pour déposer nos VŒUX pour la culture en Hauts de France pour 2021.


Pour le dépôt des vœux à la DRAC, nous faisons une proposition : préparez une feuille A4 avec une phrase commençant par « Pour la culture dans les Hauts de France en 2021, JE VŒUX... » et vous complétez...



                     

               

17 décembre 2020

4e étape du MARATHON DES INUTILES - 17/12/2020

Marathon des inutiles - action des professionnels de la culture ( série d'actions dans Lille du 15 au 19 decembre ) - 17/12/2020...


 

Publiée par Revol sur Jeudi 17 décembre 2020