Parce que nos droits sont sans cesse remis en question, parce que les plus faibles sont taxés de fainéantise, parce chaque jour les lois se font plus violentes pour les "non riches", parce que le service public est menacé...
Il est important de rester vigilants et mobilisés ! Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous !
03 avril 2014
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE LE 7 AVRIL À LA VERRIÈRE ET COMPTE RENDU DE L'AG DU 31/03.
Cher(e)s Inter-Luttant(e)s,
Dans un premier temps nous vous annonçons qu'une nouvelle Assemblée générale aura lieu le Lundi 7 avril à 12:00 au théâtre de la Verrière à Lille.Celle ci ayant pour but :
- De débattre sur la façon dont nous souhaitons mener la lutte que ce soit de manière individuelle ou collective (Quelles actions mettre en place? Occupations? Courriers? Tracts...?)
- D'étudier quelles furent les conséquences suite à la réforme de 2003 et quelles seront les conséquences si cet accord est amené à être appliqué? De manière plus globale, quelles sont les conséquences de la politique européenne sur la culture?
- D'effectuer des simulations avec le nouveau calcul de la carence
- D'échanger autour de diverses questions
Compte-rendu AG Interluttants Nord/Pas de Calais
(syndiqués et non syndiqués)
du 31 mars 2014
- Elaboration d’un tract en destination du public. Mise en place d’un groupe de travail qui le mettra en ligne dans la semaine.
- Suggestion que, jusqu’à ce que notre proposition de réforme soit entendue, nous informions les publics que nous rencontrons en arrêtant notre spectacle au bout d’une minute - son - image - comédiens - lumière - expliquer en quelques phrases notre situation et notre cri d’alarme puis redémarrer le spectacle à son début ou attendre les saluts pour le faire. A chacun sa méthode.
- Faire remonter au niveau national et aux régions notre proposition d’une «journée morte» personne ne travaille ni dans les théâtres, ni en radio, en télé ....
- Mettre en place une rencontre entre les précaires : intérimaires, AC! Agir contre le chômage, les victimes de plans sociaux (La redoute). Créer du lien et de la résistance.
- Lettre, affichette postée sur le blog destinée à être envoyées par qui veut et massivement à tout le réseau économique des festivals: restaurants, hôtels, bars, taxis .... pour annoncer que le festival en question dans leur ville sera annulé. (Ce qui pourrait l'être d’ailleurs). Créer de l’inquiétude et prise de conscience.
L’AG de ce midi (31/03/2014) a réuni un peu plus de 50 personnes. Beaucoup de questions, beaucoup d’explications. Débat animé.
L’ordre du jour était :
--Explications des conséquences désastreuses de l’accord voté lors des négociations Unedic sur l’assurance-chômage du 21 mars. Nous avons un simulateur qui calcule les carences applicables au 1er juillet 2014 si l’accord est validé par le ministre du travail.
Très parlant, très effrayant.
Nous nous retrouvons aujourd’hui dans une extrême fragilité car l’accord de 2003 n’a pas été modifié, il s’est durcit. Celui-ci est basé sur l’exclusion. Toutes les professions de nos secteurs sont en grand danger.
Il est impératif que notre proposition de réforme des annexes 8 et 10, validée par le comité de suivi, soit prise en compte dans son intégralité. Notre sort est maintenant entre les mains du gouvernement, puisque les partenaires sociaux ont décidé de laisser l’Etat réformer nos annexes.
Au-delà de notre secteur, c’est la précarité comme norme qui est en train de s’installer. Les chômeurs et précaires (intérimaires) sont menacés. Nous glissons doucement mais sûrement vers un système allemand à savoir «Tu es chômeur, tu es coupable, tu payes»
Nous glissons doucement mais sûrement hors de la solidarité inter-professionnelle.
Ce qui se passe est grave. Nous devons nous mobiliser ensemble.
Définition de précaire : «Dont on ne peut garantir la durée, la solidité, la stabilité; qui, à chaque instant, peut être remis en cause.»
-- Explication de la proposition de réforme élaborée par la CGT Spectacle et la Coordination des Intermittents et Précaires.
-- Propositions de lutte :
--Nos AG se tiendront tous les lundis à 12h à la Verrière. Cela permettra de décider des actions de la semaine, de faire le point de l’actualité, de rester en lien et
-- Faire tourner les pétitions contre la validation de l’accord par le Ministre du travail.
Bien à vous très cher(e)s Inter-Luttant(e)s
27 mars 2014
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE LE 31 MARS 2014
Chers Inter-Luttants,
Vous n'êtes pas sans savoir que la Lutte est plus que jamais nécessaire si nous souhaitons conserver nos emplois et considérer la Culture comme clé de voûte de notre société.
Pour cela, nous organisons le Lundi 31 Mars 2014 à 12:00 au Théâtre de la Verrière, une Assemblée Générale. Celle ci aura pour but de:
- Tenter de comprendre ce qu'il s'est réellement passé
- Mesurer les répercussions directes de cet accord avec l'Unedic
- Informer au mieux par le biais des renseignements fournis par les autres délégations, régionales et nationales
- et enfin, d'organiser notre résistance.
Bien à vous chers Inter-Luttants.
25 mars 2014
PÉTITION CONTRE L'ACCORD UNEDIC DU 21 MARS
nouvelle pétition, en ligne depuis hier,
7000 signataires en 24 heures !
Non à l'agrément de l'accord UNEDIC signé dans la nuit du vendredi 21 mars
http://www.change.org/fr/pétitions/monsieur-le-ministre-du-travail-non-à-l-agrément-de-l-accord-unedic-signé-dans-la-nuit-du-vendredi-21-mars
AG du 24 mars / LETTRE OUVERTE À MME LA MINISTRE DE LA CULTURE
Bref compte-rendu de l'AG de Lille du lundi 24 mars à la Verrière.
Peu de personnes présentes, une vingtaine, mais nous n'avons pas eu le temps nécessaire pour informer correctement de la tenue de cette AG (qui n'a été annoncée qu'hier dimanche).
Après avoir fait le point sur la situation et vu ensemble le contenu et les conséquences de l'accord, qui est unanimement dénoncé, nous appelons à une action nationale et une journée "culture morte".
Nous avons évoqué la possibilité d'organiser des assises de l'intermittence et de l'emploi précaire pendant le festival de Cannes (et si possible dans cette ville) pour reprendre l'initiative suite à l'article 5c de l'accord. Cette action doit mener à une réforme des annexes sur les bases des propositions du comité de suivi. Cette proposition ne doit pas être considérée comme un agrément du texte qui est totalement inacceptable.
L'AG n'a pas décidé de date de manifestation ou d'action. Il nous semble important de conserver une mobilisation nationale au mouvement.
En attendant une action, un groupe de travail a été chargé par l'AG de réaliser un communiqué. Il a été choisi de prendre la forme d'une lettre ouverte à la Ministre de la Culture, laquelle se félicitait de la sauvegarde des annexes suite à l'accord UNEDIC. Voici le texte de la lettre qui sera publiée officiellement ce mardi.
"Lettre ouverte à Mme la Ministre de la Culture
Les intermittents de la Région NPDC en lutte (SFA/CGT, SYNAVI, coordination, représentants des chômeurs et précaires, non syndiqués)
à
Madame la Ministre de la Culture et de la communication,
Non, contrairement à vos dernières déclarations, le régime d'indemnisation des intermittents du spectacle n'a pas été sauvegardé. S'il semble avoir été relativement épargné par rapport aux autres catégories de travailleurs, c'est avant tout grâce à la forte mobilisation des professionnels du spectacle vivant et de l'audiovisuel.
Aujourd'hui, nous sommes en colère. Ces négociations UNEDIC ont été une mascarade et le MEDEF impose sa loi. Vous vous félicitez du maintien de nos annexes, mais l'accord impose une régression des droits des intermittents, des intérimaires et d'une manière générale de tous les salariés. Aujourd'hui, il est question de faire des économies sur le dos des chômeurs et demain il s'agira de casser le principe même de la solidarité interprofessionnelle sur lequel repose l'UNEDIC.
L'augmentation des cotisations chômage de 10,8% à 13,3% aura des conséquences directes sur l'emploi pour l'ensemble des structures de créations. Fragiliser l'emploi, c'est fragiliser l'emploi des intermittents mais aussi celui des permanents. Le MEDEF se réjouit que les employeurs n'ont pas eu à participer financièrement à l'effort de redressement de l'UNEDIC, mais il a «oublié» que dans nos secteurs socio-professionnels, les cotisations augmentent.
La baisse constante des crédits pour la culture et les arts vivants ne permettra pas de compenser les augmentations de charges. C'est tout notre secteur d'activité qui est en cause. Indépendamment de la question sociale qui pour nous n'est pas résolue, se pose impérativement celle du financement de la culture.
Isolé du reste de nos propositions, le plafonnement du cumul indemnité salaires à 5475 € brut ne permettra que des économies dérisoires et ne concerne en rien la quasi totalité des intermittents dont le revenu mensuel moyen est inférieur à 2 000 € brut. Aucune économie ne sera réalisable si on conserve le principe du «glissement».
La nouvelle formule du différé d'indemnisation pénalise proportionnellement les plus précaires en créant ou en augmentant le délai de carence pour les salaires les plus bas tout en lissant celui des salariés les mieux payés. Par ce dispositif, un intermittent peut être privé de toute ressource pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Les propositions du comité de suivi sont pour nous la base intangible que le Ministère du travail doit prendre en compte bien avant décembre 2014 :
- le retour à la date anniversaire (période de 12 mois) avec maintien des 507 heures et l'abandon de la période glissante
- la fusion des annexes 8 et 10 en une annexe unique pour les artistes et les techniciens
- le plafonnement des indemnités sur la base d'un plafond des revenus (salaires+indemnités)
- une meilleure prise en compte des arrêts maladie et des congés maternité
- une meilleure intégration des heures régime général et notamment des heures d'enseignement.
Les propositions du comité de suivi permettent de réaliser la réforme nécessaire et urgente de l'intermittence, ce qui est la feuille de route que les partenaires sociaux ont donné à l'Etat dans le point 5c de l'accord UNEDIC.
Les économies ne peuvent reposer sur l'exclusion et les injustices. Devant la gravité des conséquences de l'accord UNEDIC, nous demandons qu'une réflexion soit également menée de toute urgence sur la base de nos propositions pour l'ensemble des travailleurs précaires.
L'accord UNEDIC marque un recul sans précédent du droit du travail. La norme du code du travail qui était jusqu'alors l'emploi stable, et qui faisait des régimes spécifiques des intérimaires et des intermittents une exception, devient, par le dévoiement du principe des droits rechargeables la précarité généralisée des travailleurs.
Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous."
24 mars 2014
COMMUNIQUE DU SYNAVI / 24 mars 2014
COMMUNIQUE DU SYNAVI
SYNDICAT NATIONAL DES ARTS VIVANTS
INACCEPTABLE !
NON à l'accord scélérat sur l'assurance chômage
Le MEDEF impose sa loi : aujourd’hui faire des économies sur le dos des chômeurs et demain casser le principe de la solidarité interprofessionnelle.
Les droits rechargeables augmentent encore les inégalités et confirment le glissement vers un système de capitalisation où les plus précaires sont les premiers exclus.
Grâce à une forte mobilisation de l'ensemble du secteur du spectacle et de l'audiovisuel, le MEDEF n'a pas pu, comme il l'avait promis, supprimer totalement les annexes 8 et 10. Les intermittents ne subiront pas immédiatement le sort des intérimaires qui ont perdu la reconnaissance de droits sociaux liés à leurs conditions d'emplois spécifiques.
NE VOUS FIEZ PAS AUX APPARENCES !
1) L'augmentation des cotisations chômage de 10,80 à 13,30 % aura des conséquences directes sur l'emploi pour l'ensemble des structures de création. La baisse constante des crédits pour la culture et les arts vivants ne leur permettra pas de compenser les augmentations de charges. C'est toute la dynamique de la filière qui est en cause.
Ils font payer leur crise aux chômeurs !
2) Le plafonnement du cumul indemnités-salaires à 5 475 € bruts ne permettra que des économies marginales et n'aide en rien la grande majorité des intermittents dont les revenus mensuels moyens sont inférieurs à 2000 € brut !
Ils protègent les plus riches !
3) La nouvelle formule du différé d'indemnisation pénalise là encore les plus pauvres en augmentant la carence pour les salaires les plus bas, alors qu'elle se réduit pour les plus hauts. Plus on touche moins on est pénalisé.
C'est la logique libérale qui prévaut sur la solidarité !
4) À aucun moment les propositions émises par le comité de suivi, élaborées depuis 10 ans, soutenues par des parlementaires de tous bords, étudiées en commission à l'Assemblée nationale et proposées par la ministre de la Culture comme des éléments important à prendre en considération, n’ont été discutées.
Ce système de dialogue et de représentation sociale est un déni de démocratie.
Le système de gestion de l'UNEDIC doit être refondé de fond en comble !
5) Seul le terme générique des annexes 8 et 10 a été « sauvegardé » ! Les signataires de l'accord demandent à l'Etat d'ouvrir une «concertation» avec les représentants des salariés et des employeurs du secteur pour « lutter contre la précarité ». Comble du cynisme ! Comment ne pas voir dans cette proposition le projet du Medef et de la CFDT de sortir les intermittents du spectacle de la solidarité interprofessionnelle ?
Rien n’est sauvegardé : tout est à rejeter !
Ce mauvais accord est une impasse : il n'aboutira qu'à l'accroissement de la précarité et des difficultés rencontrées par les plus pauvres, salariés et entreprises.
Face à tant de cynisme, intermittents du spectacle, entreprises culturelles et citoyens doivent plus que jamais faire front et s’opposer à une politique d’austérité qui ne débouche que dans l’impasse de la misère.
Le SYNAVI défend la concertation et la co-construction des politiques publiques sur des valeurs qui n'ont rien à voir avec la mascarade ubuesque de ces négociations soit disant paritaires.
Il réaffirme que seule la prise en compte des propositions du Comité de suivi permettra la mise en place d'un dispositif équitable pour les salariés intermittents et une amélioration du déficit de l'UNEDIC.
Le SYNAVI
appelle l'ensemble de ses adhérents, structures de création et lieux de diffusion indépendants, à rester mobilisés.
Il demande au gouvernement de ne pas agréer cet accord et d'établir de nouvelles conditions de négociations justes, équitables et représentatives.
Lyon, le 24 mars 2014
Vous trouverez ici le communiqué du Syndéac, syndicat national des entreprises artistiques et culturelles :
http://www.syndeac.org/index.php/communiques-publics/1884-annexes-sauvees-reforme-ratee-communique-du-24-mars-2014
23 mars 2014
COLÈRE ET DÉTERMINATION
COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF DU 22 MARS
Après un mois de lutte, de manifestations, d'occupations, de travail de pédagogie et de conviction, nous avons pris connaissance hier soir, au Carreau du Temple, sonné et abasourdi, de la teneur de l'accord que vont signer la CFDT, la CFTC et FO avec les délégations patronales.
Si les annexes 8 et 10 paraissent « maintenues et sauvées » ce n'est qu’en apparence et il faut bien comprendre que l'attaque est d'autant plus sévère et dangereuse qu'elle est indirecte et semble maintenir « l’essentiel ».
En fait de maintien, on proroge le dispositif de 2003 en aggravant ses pires travers !
Notre constat est simple et clair: Colère et détermination.
Le dispositif de différé d’indemnisation permettra à l'Unedic de faire des économies mais, d'après nos premières estimations, uniquement sur le dos des petites indemnisations. De plus, elle rajoute encore du glissement à du glissement…
C'est une vraie patinoire où nous allons être nombreux à y laisser des dents.
Le nouveau plafond de cumul Indemnisation/Salaires fixé à 5.475,75 euros est un faux semblant dérisoire. Dérisoire, car l'économie réalisée sera de 23 millions sur 1,3 Milliard d'euros de dépenses. Un faux-semblant car, sans date anniversaire fixe, le plafond ne fait que décaler le versement du capital de droits dans le temps.
Enfin, et c'est bien là le pire, la hausse des cotisations chômage de 2,5 point sera dévastatrice.
En augmentant les cotisations chômages jusqu'à 13,3%, contre 6,4% pour les salariés du régime général (sans compter tous les dispositifs de baisse et d'exonération de charges dont bénéficient bon nombre d'entreprises), ce n'est pas seulement le salaire net des salariés qui va être rogné, c'est toute l'activité du secteur qui dépend de l'emploi intermittent qui va être brutalement et durablement fragilisés. Comment imaginer en effet qu'avec des cotisations plus que doublées, le modèle économique du spectacle vivant et des entreprises culturelles ne soient profondément ébranlé et mis à mal?
Sachez-le : à ce jeu-là, il y aura des morts, et ils seront nombreux.
Bien entendu, les petites structures, lieux et compagnies, seront touchées de plein fouet. Et il ne faut pas compter sur l'aide de l'état lorsque dans le même temps on nous annonce des baisse de 20% des budgets consacrés à la création au cours des trois prochaines années.
Mais ce ne seront pas là les seuls effets. Cette hausse va favoriser comme jamais le recours au travail non déclaré. Comment imaginer qu'une hausse du coût du salaire de cette ampleur pourra être absorbé par des compagnies et des structures d'ores-et-déjà exsangue, sans engendrer des coups de canifs et des entorses aux droits des salariés…
Nous allons voir fleurir les propositions de travail sous le statut d'auto-entrepreneur.Cette seule mesure va favoriser une attaque majeure contre le fondement de nos droits sociaux en tant qu'artiste, technicien ou personnel administratif intermittent, c'est à dire la présomption de salariat !
Enfin, la hausse des cotisation va favoriser encore plus les délocalisations d'activité, que ce soit pour les studios d'enregistrement de musique, de publicité, de doublage ou de post-production, ou bien encore pour les tournages cinéma et télévisuels, gourmands en figurants et nécessitants des décors et costumes importants.
Nous serons soumis, aussi bien au niveau individuel qu'au niveau collectif à de pressions sans précédents, pour accepter des conditions d'emplois indignes et pour nous forcer à signer des accords collectifs indécents.
On baissera nos salaires, on rognera nos droits sociaux, on magouillera sur les heures déclarées, le tout, sous menace de délocalisation de l'activité en Belgique, en Espagne, au Maroc, en Tunisie, en République tchèque, en Afrique du Sud…
Alors, oui ! COLÈRE ET DÉTERMINATION !
Ces négociations ont été un déni de démocratie sociale. Elles se sont déroulées dans les corridors et les arrières salles du Medef, mais pas à une seule minute dans la salle de négociation, au vu et su de tous les intervenants. Ces arrangements de cabinet sont indignes de l'enjeu d'une négociation, censée assurer la pérennité et la rénovation du financement de l'assurance chômage, alors même que celui-ci est historiquement haut et que la précarité use, cogne et assomme de plus en plus de personnes chaque jour.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car le ministre du travail et la ministre de la culture n'ont pas attendu 24h pour se féliciter d'un accord et propager l'idée que nous aurions été «sauvés » même au prix de « quelques efforts consentis »…
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car la presse explique déjà que « l'essentiel est sauvegardé »…
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car malgré un travail de fond, engagé depuis plus de dix ans, malgré les propositions élaborées par le comité de suivi, validées tout à la fois par des syndicats de salariés, des organisations patronales du secteur, le mouvement associatif et des parlementaires de tous bords, malgré le travail de la commission parlementaire de Christian Kert et Jean-Patrick Gille, malgré le rapport de Mathieu Grégoire et d'Olivier Pilmis, nous avons eu le sentiment, hier soir, que nous faisions du surplace.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! D'avoir eu à subir la morgue et le mépris d'organisations patronales et syndicales dont l'incompétence sur ce sujet et la méconnaissance de nos métiers, de nos professions et de nos pratiques n'a d'égal que le dégout qu'ils éprouvent pour le paritarisme et la démocratie sociale.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car nous sommes persuadés que cet accord, s'il est appliqué, va s'attaquer encore une fois aux plus fragiles et aux plus précaires d'entre nous. Car malgré la mobilisation qui monte depuis plus d'un mois et qui a permis, sans aucun doute, d'éviter de finir en charpie, nous avons le sentiment d'un immense gâchis.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car nous ne lâcherons pas un iota sur nos revendications. Nous voulons qu'une réforme des annexes 8 et 10 soit mise en discussion sur la base des préconisations du comité de suivi.
La lutte continue.
Si les annexes 8 et 10 paraissent « maintenues et sauvées » ce n'est qu’en apparence et il faut bien comprendre que l'attaque est d'autant plus sévère et dangereuse qu'elle est indirecte et semble maintenir « l’essentiel ».
En fait de maintien, on proroge le dispositif de 2003 en aggravant ses pires travers !
Notre constat est simple et clair: Colère et détermination.
Le dispositif de différé d’indemnisation permettra à l'Unedic de faire des économies mais, d'après nos premières estimations, uniquement sur le dos des petites indemnisations. De plus, elle rajoute encore du glissement à du glissement…
C'est une vraie patinoire où nous allons être nombreux à y laisser des dents.
Le nouveau plafond de cumul Indemnisation/Salaires fixé à 5.475,75 euros est un faux semblant dérisoire. Dérisoire, car l'économie réalisée sera de 23 millions sur 1,3 Milliard d'euros de dépenses. Un faux-semblant car, sans date anniversaire fixe, le plafond ne fait que décaler le versement du capital de droits dans le temps.
Enfin, et c'est bien là le pire, la hausse des cotisations chômage de 2,5 point sera dévastatrice.
En augmentant les cotisations chômages jusqu'à 13,3%, contre 6,4% pour les salariés du régime général (sans compter tous les dispositifs de baisse et d'exonération de charges dont bénéficient bon nombre d'entreprises), ce n'est pas seulement le salaire net des salariés qui va être rogné, c'est toute l'activité du secteur qui dépend de l'emploi intermittent qui va être brutalement et durablement fragilisés. Comment imaginer en effet qu'avec des cotisations plus que doublées, le modèle économique du spectacle vivant et des entreprises culturelles ne soient profondément ébranlé et mis à mal?
Sachez-le : à ce jeu-là, il y aura des morts, et ils seront nombreux.
Bien entendu, les petites structures, lieux et compagnies, seront touchées de plein fouet. Et il ne faut pas compter sur l'aide de l'état lorsque dans le même temps on nous annonce des baisse de 20% des budgets consacrés à la création au cours des trois prochaines années.
Mais ce ne seront pas là les seuls effets. Cette hausse va favoriser comme jamais le recours au travail non déclaré. Comment imaginer qu'une hausse du coût du salaire de cette ampleur pourra être absorbé par des compagnies et des structures d'ores-et-déjà exsangue, sans engendrer des coups de canifs et des entorses aux droits des salariés…
Nous allons voir fleurir les propositions de travail sous le statut d'auto-entrepreneur.Cette seule mesure va favoriser une attaque majeure contre le fondement de nos droits sociaux en tant qu'artiste, technicien ou personnel administratif intermittent, c'est à dire la présomption de salariat !
Enfin, la hausse des cotisation va favoriser encore plus les délocalisations d'activité, que ce soit pour les studios d'enregistrement de musique, de publicité, de doublage ou de post-production, ou bien encore pour les tournages cinéma et télévisuels, gourmands en figurants et nécessitants des décors et costumes importants.
Nous serons soumis, aussi bien au niveau individuel qu'au niveau collectif à de pressions sans précédents, pour accepter des conditions d'emplois indignes et pour nous forcer à signer des accords collectifs indécents.
On baissera nos salaires, on rognera nos droits sociaux, on magouillera sur les heures déclarées, le tout, sous menace de délocalisation de l'activité en Belgique, en Espagne, au Maroc, en Tunisie, en République tchèque, en Afrique du Sud…
Alors, oui ! COLÈRE ET DÉTERMINATION !
Ces négociations ont été un déni de démocratie sociale. Elles se sont déroulées dans les corridors et les arrières salles du Medef, mais pas à une seule minute dans la salle de négociation, au vu et su de tous les intervenants. Ces arrangements de cabinet sont indignes de l'enjeu d'une négociation, censée assurer la pérennité et la rénovation du financement de l'assurance chômage, alors même que celui-ci est historiquement haut et que la précarité use, cogne et assomme de plus en plus de personnes chaque jour.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car le ministre du travail et la ministre de la culture n'ont pas attendu 24h pour se féliciter d'un accord et propager l'idée que nous aurions été «sauvés » même au prix de « quelques efforts consentis »…
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car la presse explique déjà que « l'essentiel est sauvegardé »…
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car malgré un travail de fond, engagé depuis plus de dix ans, malgré les propositions élaborées par le comité de suivi, validées tout à la fois par des syndicats de salariés, des organisations patronales du secteur, le mouvement associatif et des parlementaires de tous bords, malgré le travail de la commission parlementaire de Christian Kert et Jean-Patrick Gille, malgré le rapport de Mathieu Grégoire et d'Olivier Pilmis, nous avons eu le sentiment, hier soir, que nous faisions du surplace.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! D'avoir eu à subir la morgue et le mépris d'organisations patronales et syndicales dont l'incompétence sur ce sujet et la méconnaissance de nos métiers, de nos professions et de nos pratiques n'a d'égal que le dégout qu'ils éprouvent pour le paritarisme et la démocratie sociale.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car nous sommes persuadés que cet accord, s'il est appliqué, va s'attaquer encore une fois aux plus fragiles et aux plus précaires d'entre nous. Car malgré la mobilisation qui monte depuis plus d'un mois et qui a permis, sans aucun doute, d'éviter de finir en charpie, nous avons le sentiment d'un immense gâchis.
COLÈRE ET DÉTERMINATION ! Car nous ne lâcherons pas un iota sur nos revendications. Nous voulons qu'une réforme des annexes 8 et 10 soit mise en discussion sur la base des préconisations du comité de suivi.
La lutte continue.
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