mardi 27 janvier 2015

Synthèse de la coordination nationale sur le projet de loi du gouvernement concernant les annexes 8 et 10 de la convention d'assurance chômage

Notre mouvement de précaires, chômeurs, intermittents, maintient un rapport de force depuis 2003.

Notre lutte n'a eu de cesse d'alerter les gouvernements des conséquences catastrophiques de mesures
iniques qui aggravent les conditions de tous les travailleurs dans la précarité de l'emploi (atteintes aux
congés maternité, glissement de la date anniversaire, droits rechargeables, différé d'indemnisation...)

Les renégociations antidémocratiques et antisociales de la convention d'assurance chômage en mars
2014, par les partenaires dit « sociaux », a provoqué une nouvelle levée de boucliers sur deux fronts :

  • sur le terrain par des grèves et des actions.
  • sur le plan politique par des propositions chiffrées, le dépôt d'un recours au Conseil d'État, des recours auprès des tribunaux compétents localement, la création d'une commission « légistes »...

Notre détermination a provoqué la tenue et notre participation active aux tables de concertation. Ces
entretiens ont révélé notre compétence et la pertinence de notre analyse sur nos pratiques professionnelles, ainsi que la méconnaissance de nos interlocuteurs sur nos réalités.
L'écoute, durement obtenue, a permis la reconnaissance de la viabilité d'un modèle plus juste et moins coûteux que celui appliqué.

A l'issue de ces concertations, le gouvernement a répondu par la proposition d'une loi spécifique aux
annexes 8 et 10.

Cette loi est-elle une avancée ?

Cette proposition n'est pas la finalité de notre lutte. Nous ne sommes pas dupes.
Nous mettons une réserve sur une législation qui n'est qu'une énonciation d'un cadre. Elle ne peut être
une réponse à l'ensemble de nos revendications. Nous restons en alerte. Nous ne relâchons pas le rapport de force et tenons à être concertés pour définir la teneur du projet de loi.

Nous ne voulons pas êtres sauvés, sanctuarisés non-plus !

Nous ne nous détournons pas des objectifs de notre lutte pour des droits sociaux plus justes :

  • L'établissement du droit d'option et l'élargissement du de la demande expresse de réexamen à tous afin de sortir de l'automaticité des droits rechargeables qui maintiennent dans la précarité
  • La refonte totale de la gouvernance de l’UNEDIC, pour un fonctionnement démocratique afin que seuls les salariés aient un réel pouvoir de décision et garantissent leur représentativité.
  • Une meilleure prise en compte des congés maladie, maternité, paternité ainsi que celle de la formation professionnelle.
  • La prise en considération du Nouveau Modèle, s'inscrivant dans la solidarité interprofessionnelle, comme outil à la création d'une annexe unique pour tous les travailleurs en emploi discontinu.

Face à la discontinuité de l'emploi nous nous battons pour la continuité des revenus.
Nos propositions s’inscrivent dans une réflexion pour une meilleure protection sociale de cette réalité du travail. Elles constituent un véritable modèle d'indemnisation pour tous les salariés dans la précarité de l'emploi.

Notre position reste inchangée :

CE QUE NOUS DÉFENDONS, NOUS LE DÉFENDONS POUR TOUTES ET TOUS !

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