samedi 6 juillet 2019

OccuPASSION#8 - Pôle Emploi (SUITE)

Après notre Action du 26 juin, le Directeur de Pôle Emploi Lille république a transmis à sa hiérarchie nos revendications...

"Suite au dossier de presse de la réforme de l’assurance chômage, nos inquiétudes portent en particulier sur :
  • La précarisation du travail et du chômage,
  • La volonté d’exclure des chômeurs dans leurs droits à l’indemnisation.
  • Être hors des concertations qui amènent à la loi et cette réforme (la CGS qui se substitue aux cotisations sociales.
  • Inquiétude renforcée par le fait qu’un représentant de Pôle Emploi n’ait que le seul pouvoir d’appliquer. Les coordinations considèrent que le travail de concertation (État, Pôle Emploi sans les partenaires sociaux) démontre d’une incapacité à répondre aux nécessités des  « chômeurs/chômeuses ». Cela ne vient que renforcer un système d’exclusion et de discrimination du chômeur. Le chômage précarisé conduit à un une précarisation du travail.
Une demande particulière porte sur le fait que l’article L5422-12 n’a pas été mis en application depuis 2003. À ce titre, les coordinations ne souhaitent pas porter la dette qui n’est pas la leur. (principe de zéro économie pour se réapproprier les « salaires différés » en l’occurrence leurs cotisations et leur droits de citoyen).
Au-delà du sujet lié à la réforme, ils entendent maintenir le principe de souveraineté.
Les coordinations souhaitent être inclues dans les concertations, afin de ne pas être « mangé » par un décret. Nous souhaitons un rendez-vous avec les représentants de l’État en charge de cette réforme."

jeudi 27 juin 2019

Cette dette n’est pas la nôtre !


Depuis 2003, les cotisations sociales auraient dû être augmentées pour maintenir la caisse d’assurance chômage à l’équilibre.  A la place, le Conseil d’Administration de l’UNEDIC a préféré endetter notre caisse d’assurance chômage sur les marchés financiers.  Cette dette n’est pas la nôtre !!!  Vous vous êtes planté ? Démerdez-vous ! zéro zéro zéro économie sur le dos des chômeurs !

OccuPASSION#8 - Pôle Emploi - 26/06/2019

Communiqué

300 000 CHÔMEUR•ES EXCLUS DE L'ASSURANCE CHÔMAGE 

OccuPASSION #8 – Pôle Emploi – 26/06/2019

Le gouvernement demande aux chômeurs de faire 3,9 milliards d’économies sur trois ans. Il paraîtrait que les chômeurs sont responsables de la dette de l’Unedic. C’est faux, c’est un mensonge !
Depuis 2003, les cotisations sociales auraient dû être augmentées pour maintenir la caisse d’assurance chômage à l’équilibre, selon l’article L5422-12 du Code du travail. Les taux des contributions et de l'allocation sont calculés de manière à garantir l'équilibre financier du régime.   
À la place le Conseil d’Administration de l’UNEDIC a préféré endetter notre caisse d’assurance chômage sur les marchés financiers.
Cette dette n’est pas la nôtre !!! 
Financer le chômage par la CSG est une aberration ! C’est un impôt ! On nous retire donc du salaire (socialisé) en augmentant un impôt que nous payons. Et tout ça au profit du patronat. 
Les cotisations sociales sont du salaire différé/socialisé et non pas des charges qui pèseraient sur notre salaire. 
LES PRÉCAIRES, PRINCIPALES VICTIMES DU PROJET 
Le 18 juin, le gouvernement a présenté son projet de réforme de l'assurance chômage. Les nouvelles règles annoncent déjà une véritable catastrophe sociale
Cette réforme a comme principal objectif de réaliser l'ensemble des 3,5 milliards d'économies annoncés sur les dos des précaires ; elle va toucher plus durement les femmes et les jeunes, principales victimes du temps partiel subi et des contrats courts. 
Aujourd'hui, moins d'une chômeur.e sur deux est indemnisé, et plus de 6,5 millions de chômeur.es et précaires sont inscrits à Pôle emploi, soit 25 % de la population active. Mais la nouvelle réforme va encore aggraver la situation, et faire peser davantage le poids de la misère et de la culpabilité sur les plus démunies.
Les conditions d'accès à l'assurance chômage vont être rendues plus difficiles par la modification de la durée d'affiliation. Il faudra bientôt avoir travaillé 6 mois sur une période de 24 mois au lieu de 4 mois sur une période de 28 mois. Cette seule réforme va exclure de l'assurance chômage plusieurs centaines de milliers de salariées parmi les plus précaires. Les jeunes vont être massivement touchés, retardant encore l'accès à l'indemnisation et excluant du chômage ceux qui travaillaient pendant la période estivale. C’est toute l’assurance chômage qui est en péril et la solidarité interprofessionnelle qui est menacée. 
Personne n’est à l’abri de perdre son travail !
Le gouvernement ordonne de faire 3,9 milliards d’économie ?
Nous répondons : ZÉRO ÉCONOMIE !
De l’argent il y en a, qu’ils aillent le chercher dans les caisses du Panama. 
COORDINATION DES INTERLUTTANTS 59-62
www.facebook.com/Coord.Interluttant.59.62

AG Interluttants - Place de la République - 01/07/2019 à 19h00